Comme j'en ai marre d'essayer de faire une campagne (pas tellement sur ce blog, certes, désolé) qui reste sur la question du fond, de la vision du socialisme que je défend (et que le candidat que je soutiens défend), pour ne me prendre en réponse que des procès en sorcellerie par des adversaires qui estiment avoir, eux, le droit de m'agresser, je vais donc me contenter de publier un verbatim (maison) des réponses de Dominique Strauss-Kahn aux mises en causes dont il a fait l'objet ces derniers jours.
C'est issu de son entretien de ce matin sur Europe 1, que vous pouvez réécouter ici si vous voulez l'entendre par vous-même :
« On a dit dans cette campagne que lorsque Ségolène Royal a été sifflé au zénith j’avais organisé ces sifflets. C’est ridicule. Il y avait 6000 personnes. C’est un MENSONGE. On a dit que quelqu’un qui me serait proche aurait diffusé cette vidéo sur les enseignants. C’est un MENSONGE.
Vous êtes sûr de cela ?
Absolument.
Comment vous êtes sûr?
Je suis sûr que l’on ne peut pas dire cela. Je suis sûr que personne ne sait qui est à l’origine. En tous cas moi je n’y ai pas trempé.
C’est une vidéo volée ?
Non. C’est une vidéo qui a été officiellement filmée dans la fédération socialiste du Maine et Loire. Ensuite, qu’elle soit sortie malicieusement à la dernière minute ç’est évident. Que cela ne soit pas probablement un soutien de SR qui l’ai sortie , cela va sans dire. Que ce soit quelqu’un qui me soutienne, je n’en sais rien. Ce qui n’est pas honnête, ç’est de croire que j’ai organisé cela.
Ensuite, j’en viens à votre question. On m’a attribué ces propos machistes que vous venez de souligner. Ils sont détestables. C’est un mensonge.
Je n’ai jamais dit une chose pareille. D’ailleurs ç’est tellement ridicule que le fait que l’on puisse utiliser aujourd’hui des arguments de ce type dans une campagne est indigne.
Voyez-vous, le féminisme est une belle cause. Mais on ne la grandit pas en utilisant des arguments de ce genre. Si je voulais faire un peu de paraphrase, je dirais qu’il faut faire du « féminisme par la preuve ».
Dans l’équipe de SR je ne vois pas beaucoup de femmes. Autour de moi, dans mon équipe, j’en vois beaucoup : Catherine Tasca, Catherine Trautmann, Michèle Sabban, Marylise Lebranchu et d’autres encore. Et donc je vois que la réalité des uns et des autres n’est pas celle qui est tentée d’être décrite.
Oui mais alors, ces phrases d’où elles sortent ?
De l’imagination sans doute.
Pourquoi vous dîtes mensonge, mensonge, parce que ç’est grave ce que vous faîtes le dernier jour ? Vous la traitez de menteuse.
Ou on l’a mal informé, je n’en sais rien. Ce que je dis, c’est que c’est faux.
Je veux dire clairement les choses ici. Je le dis avec calme mais je le dis avec fermeté.
Ca suffit de vouloir mener la campagne dans ces conditions là. Si certains sont en fin de campagne un peu fatigué, il faut qu’ils se reposent.
Je ne suis pas fatigué, je suis prêt à continuer mais je ne veux pas laisser les choses dans une sorte de silence qui acquiescerait. Je n’ai pas prononcé ces paroles. Voyez-vous, j’ai passé cette campagne a essayé d’avancer, de proposer. Je vois que SR a passé cette campagne à corriger ses déclarations, à les modifier. Il y a eu cinq semaines de campagne, il y a eu cinq corrections majeures. […] »



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